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Maison de la Philosophie

Le Phédon

Conférence de  Philippe Guitton

 

Le Phédon ou De l’âme appartient, avec La République, le Phèdre et Le Banquet, à l’ensemble des œuvres dites de la maturité de Platon.

 

Phédon y relate la mort de Socrate (399 av. J.-C.), dont il fut le témoin, et rapporte ses derniers propos, sous la forme d’un ultime dialogue du maître entouré de quelques disciples, et notamment avec deux principaux, Cébès et Simmias. Sans doute s’agit-il d’un testament, mais en un sens très particulier : la mort y apparaît comme l’épreuve de discernement de ce qu’est « vraiment un philosophe ».  Mort et philosophie sont les deux grands thèmes du dialogue.

 

C’est ici moins le contenu doctrinal qui importe que la méditation induite pour le lecteur ; et la figure léguée par Platon de l’homme Socrate, à l’instant de mourir : il sera désormais l’archétype du philosophe. « Socrate mourant » n’a cessé depuis de nous hanter, comme en témoignent les Essais de Montaigne, Le Concept d’ironie de Kierkegaard, Le Gai Savoir de Nietzsche – parmi tant d’autres...

 

Les temps forts du dialogue

 

L’attitude du philosophe face à la mort ?

Citation page 212

1. La mort, séparation de l’âme et du corps, de même que l’exercice de penser.

Citation page 213

Le philosophe qui aspire au vrai, délie son âme du corps.

Citation page 214-215

Citation page 218

2. L’âme existe-t-elle après la mort ? La réincarnation

La génération des contraires ; la vie vient de la mort, la mort vient de la vie.

Citation page 223-224

Citation page 227

 

3. La réminiscence

 

Citation page 235

4. L’âme prisonnière

 

Citation page 244-245 – page 248-249

 

Nous sommes assignés à résidence … page 209

Evocation des thèses pythagoriciennes, orphiques, des Mystères.

 

5. La réfutation de Simmias : l’âme-harmonie

 

Citation page 263 : argument pythagoricien

Simmias objecte que si l’on brise un instrument de musique (l’équivalent ici de l’élément corporel), on fait taire aussi la musique : admettre l’immortalité de l’âme, c’est supposer que l’accord musical (l’élément incorporel) subsiste en dehors de la lyre...

Socrate place Simmias devant ses propres contradictions.

 

6. La réfutation de Cébès :  Différence entre réminiscence et immortalité

 

Citation page 263

Citation page 270-271

Socrate relate ses expériences

Méthode : pages 277-278

Théorie de la participation aux Idées

Les Idées ne peuvent jamais se transformer en leur contraire, car ils ignorent le principe de génération et de corruption.

 

L’immortalité n’est pas une Idée, mais la caractéristique essentielle des Idées. L’âme participe du monde des Idées, donc participe de l’immortalité.

Ainsi, l’âme apporte la vie au corps, elle ne peut donc jamais lui apporter la mort. L’âme est immortelle et indestructible.

L’âme est immortelle tant qu’elle existe.

Retour des âmes dans l’Ame du monde, l’Ame universelle….

 

Citation page 289-290

Citation page 291-292

Socrate sait qu’il n’emporte pas totalement la conviction : il ne peut qu’encourager ceux qui l’écoutent à poursuivre la réflexion.

 

7. La migration des âmes et leur récompense

C’est cette espérance qu’exprime la reprise du mythe de la migration des âmes.

Description très détaillée de la Terre et du monde souterrain…..

 

Citation page 302-303

 

 

La postérité de Socrate mourant

 

Citation page 308-309

 

 

Toute l’attitude socratique tient à distance le pathos, refuse la mort dans l’âme : comme sous nos yeux, l’âme en effet se dissocie du corps, le Socrate qui s’emploie à définir les notions se distingue du Socrate qui va devenir cadavre ; l’acte de sa pensée ne meurt pas, tant qu’un vivant (un autre corps) s’en empare.

 

Ce type de détachement, dont la philosophie, telle que pratiquée par Socrate (ou inventée par Platon), est précisément l’exercice, ne congédie pas la mort elle-même – mais la peur de la mort, sa menace perpétuelle pour la pensée.

 

Phédon effectue le premier passage de témoin. Un homme disparaît, mais « le meilleur, le plus sensé aussi et le plus juste » (118a). Ayant accepté le jugement qui le condamne, il a porté le poison à ses lèvres, « tout tranquillement, tout facilement ». Apollodore n’ayant pu retenir sa douleur, il s’est écrié simplement : « Allons, restez calmes, tenez bon. » « Alors, pris de honte, nous réussîmes à nous retenir de pleurer. » Sans plus de commentaire, le dialogue rapporte les derniers mots de Socrate : « Criton, nous devons un coq à Esculape. Payez cette dette, ne soyez pas négligents. »

 

 

Note :

Les pages des textes cités correspondent à l’édition Garnier-Flammarion.